Le dictionnaire nous donne la définition suivante du mot interactivité: «Action qui s’exerce mutuellement entre deux ou plusieurs choses ou personnes. Action réciproque». Selon Moraes (1999), quand on parle de l’interactivité, «… il faut savoir qu’il existe au moins deux agents dans l’action». Donc, l’interaction est le processus durant lequel il y a participation de plus d’un agent à une action commune. À chaque action réalisée, on trouve une réaction distincte qui modifie le contexte du groupe. De par cette définition, on est à même de remarquer que toutes les relations humaines sont interactives.
Les êtres humains se sont développés en utilisant cette interaction à travers les siècles, depuis l’ère paléolithique. Durant cette époque de découvertes, quand le feu n’était pas contrôlé par des hommes, les premiers clans sont apparus et l’intégration sociale a commencé à s’intensifier. Cette intégration a permis aux groupes de mieux se protéger des dangers de la nature et leur a donné l’occasion d’échanger de l’information et des techniques.
Avec le développement social et la consolidation des médias de communications, l’humanité a connu une nouvelle méthode d’interaction. Il n’y avait plus l’obligation d’être face à face. Nous avons alors commencé l’ère des télécommunications.
L’interactivité face-à-face arrive dans un contexte de coprésence: les participants sont immédiatement présents et partagent un même système avec un référentiel d’espace et de temps. En conséquence, ils peuvent utiliser les expressions de dénotation (ici, maintenant, celui-ci, celui là, etc.) et supposer qu’elles seront comprises. (Thompson, 1998, p.78).
L’intérêt pour le phénomène de l’interactivité ne date pas d’hier, mais il a tout de même pris beaucoup d’importance depuis le début du vingt et unième siècle. Parmi les œuvres spécialisées, nous pouvons trouver l’auteur Brecht qui, pendant les années trente, disait que si nous pouvions convertir la radio, de média de distribution à média de communication, cette radio deviendrait le plus fabuleux outil de communication publics. Pendent les années soixante-dix, Enzensberger a montré le problème que représente la distance entre l’émetteur et le récepteur des messages publiques. Il disait que le «feedback» était souvent limité par des contraintes techniques, c’est-à-dire qu’il n’y avait pas possibilité, pour les récepteurs, d’émettre une réponse. Williams, avec ses études sur la télévision, soulignait les grandes différences entre rétroaction et interaction: la première était l’idée de pouvoir recevoir une réaction du public à l’aide d’un menu d’options, la deuxième impliquait d’avoir une réponse spontanée du public.
Sources:
MORAES, Maira. Produtos Interativos para Consumidores Multimídia: discutindo a interatividade na era dos bits. (disponible en portugais)
THOMPSON, John B. A mídia e a modernidade: uma teoria social da mídia. Petrópolis: Vozes, 1998.
Miller Ramos (visitez: À propos et mon Linkedin)
2 Responses to Un peu de l’histoire de l’interactivité
L’internet est-il vraiment universel? | Miller Ramos
September 25th, 2009 at 4:13 pm
[...] non, non. Je ne veux pas parler de la théorie. Différemment des derniers billets (Un peu de l’histoire de l’interactivité, Les niveaux d’interactivité, La révolution interactive), je veux vous parler d’un grand [...]
John
October 22nd, 2009 at 9:47 am
Félicitations , votre billet est très pertinant.